Des amis fidèles

Alors qu’il retrouve ses amis de toujours pour les vacances d’été, Pierre est victime d’un malaise. Il passe sa semaine à l’hôpital, et reçoit chaque jour la visite des uns ou des autres. Il devient bien malgré lui l’arbitre des crispations qui s’accumulent en son absence. Pierre s’aperçoit alors qu’en comparaison de ses amis, il ne va finalement pas si mal.
Après le succès de Livret de famille – Avignon 2015, 2016 et 2017 – la Belle Equipe revient avec la nouvelle pièce d’Eric Rouquette, une comédie tendre et acerbe sur les liens amicaux.

avec

Robin Azéma – Guillaume Destrem – Manuel Durand Raphaële Moussafir – Gwénaël Ravaux – Eric Verdin

Lumières et son : Pierre Gayant – Décor : Olivier Hebert – Costumes : Amélie Robert – Musiques : Simon Claude – Production / Diffusion : Cathie Simon-Loudette

Édito

Bonjour à tous et à chacun,

Des Amis fidèles est présenté à La Luna, 1, rue Séverine à Avignon (84) dans le cadre du Festival Off du 6 au 29 juillet à 19h25 (relâche le mercredi). Plus d’infos sur ces représentations et le spectacle.

 

* Livret de famille, après sa jolie tournée de printemps, reprendra du service en 2019. Pour l’instant, sont confirmées les représentations suivantes :

- Le 15 février à Rueil-Malmaison (92) à l’Athénée.

- Le 19 avril au Théâtre Municipal de Castres (81) .

Plus d’infos sur le spectacle.

Tous les détails sur les spectacles sont à lire sur la page qui leur est consacrée. (C’est facile, il faut cliquer sur le volet « spectacles » et puis ça se fait tout seul. Mais bon, abrégeons, si vous êtes déjà sur ce site et cette page, c’est que vous êtes rompus aux subtilités de l’internautisme.)

A bientôt,

LBE

 

Livret de famille

Au milieu de la nuit,

Jérôme se rend chez Marc, son frère aîné.

Il est sans nouvelles de leur mère depuis plusieurs jours.

Si Jérôme est affolé, Marc accueille cette disparition avec indifférence.

Les deux frères ne se voyaient plus, et leur mère n’est pas étrangère à cet éloignement.

Le temps d’une nuit où les secrets se disent, ils vont se retrouver.

 

Co-production La Belle Équipe – Cie Batala

 

Texte et mise en scène : Eric Rouquette

Avec Guillaume Destrem et Christophe de Mareuil

Lumière : Arnaud Dauga

Décor : Olivier Hébert

 

Notes de mise en scène

Comme la plupart de mes pièces, Livret de famille met en scène l’intimité, invitant le spectateur à pénétrer dans la sphère privée ; ici celle de deux frères dont les chemins se sont, sinon séparés, du moins fortement désunis. L’unité de temps et de lieu n’est pas anodine, elle oblige les deux personnages à avancer ensemble, l’un avec l’autre vers leurs vérités. Il n’y a pas d’ellipses, rien  que le temps présent, une rencontre qui progresse au rythme des minutes. Il y a pourtant un point de départ et un point d’arrivée. Ce que je veux rendre vivant pour le public, c’est précisément ce qui entre ce point de départ et ce point d’arrivée se raconte, au-delà des mots, au-delà même des silences, ce qui se révèle à ces deux frères à travers les liens qui les unissent à jamais, en dépit de leurs différences.

La nuit permet souvent ce que le jour ne permet pas. Du moins la résonance n’y est pas la même : la nuit donne la sensation d’être malléable, donc plus disponible, elle laisse le temps à la confession, là où le jour laisse à tout moment surgir le quotidien. La nuit est imprévisible, elle offre un espace-temps qui au théâtre comme au cinéma est souvent celui de la liberté. En cela, la nuit est magique, et celle de Livret de famille le sera aussi dans son omniprésence, une nuit électrique qui au final accouche de belles choses, renforçant parfois le conflit pour mieux l’atténuer l’instant d’après, créant chez Jérôme et Marc un va-et-vient continuel entre échappatoire et mise à nu de leurs secrets les plus profonds.

A cette ambiance nocturne s’ajoute un élément lui aussi révélateur de ce qui sépare les deux frères : ce petit appartement d’un quartier populaire, pour tout dire un studio-cuisine. Cette seule et unique pièce en désordre est l’intérieur de Marc. Son extérieur, ce sont ces deux fenêtres qui donnent sur le toit, et qu’il a l’habitude d’enjamber. Intérieur/extérieur, comme le symbole de ce qui anime les deux frères : d’un côté les postures de la quarantaine et des choix de vie revendiqués, de l’autre le vernis qui craque à l’ombre de la Lune, entre chien et loup. Ils évolueront ainsi de l’un à l’autre, arpentant le studio derrière les parois, se rendant parfois invisibles. Et grimpant tour à tour sur le toit, ou ensemble, en équilibre instable, pour faire renaître un peu de leur complicité d’enfants. Cette scénographie tout en relief casse le cadre classique du théâtre, chaque fauteuil aura son propre point de vue. Elle donne surtout de la profondeur, créant un effet devant/derrière qui alimente autant leur enfermement que leur désir de liberté. Car il s’agit bien de se libérer, oui, de ses rancoeurs ravalées, de ses culpabilités tues, pour laisser venir à nouveau les émotions familiales.

Je connais bien Guillaume et Christophe, et devine ce qui les rapproche de leurs personnages. Ils sont de grands acteurs, physiques autant que sensibles. Ils ont tous deux cette gamme de jeu riche et subtile, qui leur permet de passer d’une émotion à l’autre sans que cela n’apparaisse jamais contre nature. Ils aiment la pièce et ont su la lire, ce qui fait qu’ils sauront la jouer, et qu’ils donneront leur pleine mesure dans la fraternité de Jérôme et Marc. Mon écriture est tournée vers les acteurs, elle est pour eux, et c’est en avançant tous les trois dans la pièce que nous lui donneront sa tonalité et son rythme justes. Livret de famille n’est donc plus un texte de théâtre, il est un terrain d’expression excitant pour deux acteurs au talent confirmé. Et je ne suis donc plus l’auteur de la pièce, mais j’en suis le metteur en scène, ou plutôt le metteur en émotions, celles qu’ensemble nous laisserons surgir, au service de l’histoire qui pour quelque temps sera la leur sur scène.

 

Eric Rouquette

 

 

 

 

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Bien à vous.

LBE

Nuit Blanche chez Francis

Quatre acteurs, cinq chaises, un piano…

Le spectacle fait alterner chansons, saynètes, poèmes, calembours et aphorismes et entraîne le spectateur dans la variété de l’œuvre, autant qu’il lui donne à découvrir un autre visage du plaisant fantaisiste, ses profondeurs, douleurs et richesses insoupçonnées.

Il adopte une scénographie épurée, cherchant dans le dénuement du cabaret, la présence d’un accompagnement musical simple, la présence de l’acteur et le pouvoir d’un simple accessoire, la force de l’évidence.

Une aventure musicale, jouée et chantée où plaisir et bon plaisir ont guidé nos choix, l’occasion de retrouvailles avec des choses connues, mais aussi découvertes, déclinaisons, variations…

C’est toute la diversité et la richesse de cet artiste inclassable et génial que nous souhaitons offrir aux spectateurs.

Pour que puisse s’entendre la parole impertinente (donc pertinente) du petit homme colérique qui mine de rien et pour longtemps, continuera à nous aider à vivre… et au besoin à mourir.

 

 

 

Yanne a marre

Si Yanne ne pâtit pas de la connotation péjorative souvent liée à ce terme de « touche-à- tout », c’est sans doute que ses scénarios, ses textes, ses chansons, constituent comme une seule œuvre, formidablement variée mais terriblement cohérente.

Les terrains y seront d’ordre expressif d’abord : saisir l’essence des situations, la poésie dans le burlesque – et vice versa – la qualité et l’innovation musicale ; le choix des musiciens pour cette aventure y participera sans nul doute.

Narratif ensuite : Il nous a fallu déceler (et desceller) la porte d’entrée, trouver ce « fil rouge » qui étayera notre travail. Ce sera à travers le « road movie » des fameux deux routiers du sketch éponyme que s’effectuera ce voyage. Ils porteront ces réflexions de la cabine de leur camion, s’interrompant parfois pour chanter ou rencontrer d’autres personnages…

Esthétique enfin : A travers celle d’une époque. Cette approche faussement anecdotique permettra par les frottements créés, par l’ironie proposée, de mieux appréhender et faire résonner (voire raisonner) la nôtre.

Yanne a marre sera donc, à l’instar de notre précédent opus, une aventure musicale, jouée et chantée où plaisir et bon plaisir auront guidé nos choix, l’occasion de retrouvailles avec des choses connues, mais aussi découvertes, déclinaisons, variations…

Nous voici aujourd’hui prêts à défricher et à chercher, nous fiant à cette longue intimité que nous nous réservons donc avec un homme, un humour, une œuvre, une lente, souterraine (et probablement joyeuse) maturation.